Le foot européen profite de la bataille entre équipementiers

Le foot européen profite de la bataille entre équipementiers

Le foot européen profite de la bataille entre équipementiers

Christophe Palierse | 5/13/2013 | Les Echos

Nike, Adidas, et consorts doivent miser de plus en plus gros pour se placer auprès des clubs.

C’est une bonne nouvelle sur le plan économique pour le football professionnel en Europe alors qu’une partie du continent s’enfonce dans la crise : les équipementiers sont prêts à mettre toujours plus d’argent pour accroître leurs parts de marché ou faire une percée au sein de l’élite. Selon une étude réalisée par Repucom (spécialiste mondial du sponsoring sportif) et PR Marketing (une agence allemande de merchandising), le montant total des contrats conclus par les équipementiers auprès des 98 clubs des cinq grands championnats européens – Angleterre, Espagne, Allemagne, Italie, et France – s’élève ainsi à 390 millions d’euros pour la saison en cours. Celà représente une hausse de 18 % par rapport au cumul pour 2011-2012. La tendance est même à l’amplification car, précise le directeur de la stratégie Europe – Moyen-Orient – Afrique de Repucom, Bruno Lalande, « la hausse des investissements a été de + 6 % par an en moyenne entre 2004-2005 et 2011-2012 ».

Pression des challengers

La Premier League anglaise, qui profite plus que jamais de son exposition planétaire, tire cette croissance avec un total de la valeur de ses contrats de 145,5 millions d’euros, soit un bond de 33 % ! Elle conforte ainsi son statut de numéro un européen, précédant la première division espagnole (Barcelone et Madrid pour l’essentiel). Globalement, ce Top 5 Repucom-PR Marketing est inchangé par rapport à celui pour 2011-2012, le premier du genre. On note toutefois une érosion des engagements sur la Serie A italienne, qui a perdu de sa superbe ces dernières années (scandales sportifs, difficultés économiques), et la belle progression de la Ligue 1. Bien que fermant la marche des « big five », l’élite française enregistre une croissance de 32 % avec un total de 33,1 millions d’euros. Or, le projet européen du Qatar avec le PSG est désormais pour elle un levier en termes de visibilité, et donc de valorisation. Par ailleurs, la Bundesliga allemande, quatrième de ce Top 5, en a encore sous le pied au regard, entre autres, de son actuelle suprématie sportive avec la prochaine finale de la Ligue des champions entre Dortmund et le Bayern de Munich. Autant d’éléments susceptibles de nourrir la concurrence entre les équipementiers.

Car, comme le souligne Bruno Lalande, le gonflement de leurs dépenses témoigne d’ « une guerre qui va au-delà de la seule rivalité entre les deux grands, Nike et Adidas ». S’y ajoute en effet la pression des challengers comme Puma ou Kappa et de nouveaux entrants.

Ainsi, l’américain Warrior a signé l’an dernier pour six saisons à partir de 2012-2013 avec le Liverpool FC, équipé depuis 1985 par Adidas. Et a mis le paquet : on parle de 25 millions de livres par an, une somme effaçant le record (23,3 millions de livres) établi avec le contrat liant Nike et Manchester United, et qui arrive à échéance à la fin de la saison 2014-2015. Mais ceux-ci pourraient profiter d’une période d’exclusivité de six mois ouverte en février pour en établir un nouveau. On évoquait, récemment, un chèque annuel de 30 millions de livres.

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